Association Vaudoise de Danse Contemporaine
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LE BUREAU EST OUVERT DU LUNDI AU VENDREDI
 
 
 
 
 
 
 

 

ACTUALITES DE L'AVDC

 
Communiqué /// Récurrence de la Newsletter de l'AVDC

Qui dit "nouvelle équipe" dit "petits changements". Le nouveau bureau de l'AVDC a décidé de revoir son mode de communication. D'autres changements sont à venir, afin de permettre à l'Association de remplir au mieux son rôle de soutien aux acteurs et actrices de la danse vaudoise. Dès aujourd'hui, la newsletter ne sera plus mensuelle mais saisonnière. N'hésitez pas à nous contacter si vous voulez y voir figurer une information en particulier!
 

ACTUALITES DES COMPAGNIES ET CHOREGRAPHES VAUDOIS

 
« Le récital est une forme de concert pour un instrument: ici il s’agit d’un corps, dont la soliste exécute les postures selon une partition de notes suspendues dans le silence, méditatives. Autant de poses tenues alors que le mouvement circule dans l’imaginaire du spectateur... Le corps expose ses simples mystères avec une fertile puissance d’évocation. Le caractère très graphique de l’ensemble, le travail sur la silhouette, l’humour de Yasmine Hugonnet font écho à la matérialité de la présence: muscles déliés, tête effacée dans le sol, renversements, chevelure multi-fonctions... Epinglé dans la blancheur de la scène, le corps s’affirme et se fait oublier, jusqu’à ce que la voix lui vienne et nous parle de l’intérieur de la peau... » Patrick Bonté, Présentation pour le Festival Les Brigittines, Bruxelles (Brochure du Festival)
 
Parler de ce qui nous anime. Entendre sa propre voix résonner hors de son corps. Parler de l’endroit d’où l’on parle. De ce qui est en train de parler dans nous. Parler de la séparation et du lien : séparation de la vie, de la mort, de l’amour, de sa propre image et substance … Voix du ventre, voix des yeux, voix de la main, voix de la bouche… Se Sentir Vivant… Pour cette création Yasmine Hugonnet déploie son travail de dissection du langage incarné, mettant en jeu tous les éléments avec lesquels nous communiquons, le visage, le geste, la voix… Avec ce détour particulier qu’est la ventriloquie.
 
Dans TABULA, les règles du jeu sont constamment modifiées par les mouvements d’une scénographie imposante. La pièce explore les variations spatiales que permettent deux tables monumentales, aussi bien dans l’immobilité de «cènes» contemporaines que dans l’agitation d’une dispute de périmètre. L’espace est ici le maître-mot. Espace partagé, conquis, revendiqué, par les huit interprètes d’une danse à fleur de peau, contrastée et puissante. Modulé à l’infini, l'espace scénique n'est plus rigide enveloppe, mais substance vivante, élastique. Mille terrains de jeux où se déploient les alliances et les hostilités les plus invraisemblables.
 
Un acte sérieux /// Cie Nicole Seiler
Danser, c’est se soustraire au langage articulé. Un vocabulaire, même précis, est insuffisant pour dire l’unicité d’un geste. Décrire la danse, et par conséquent la transmettre, participe donc de l’indicible et peut-être même de l’impossible... Alors que le danseur Mike Winter effectue quelques mouvements devant le public de la Cité, un spectateur va tenter de décrire ses gestes à Krassen Krastev, un autre danseur situé dans un studio à quelques kilomètres de là. Filmé par une webcam projetée sur grand écran, ce dernier va devoir les restituer le plus fidèlement possible dans une confrontation intrigante entre réalité et virtualité.
 
The Wanderers Peace /// Cie Nicole Seiler
The Wanderers Peace est une recherche documentaire sur la vie de la danseuse allemande Beatrice Cordua. Tournant son regard sur le passé, ce travail dansé et filmé examine de manière sensible les transformations du corps, mais aussi celles, historiques, du milieu de la danse. Beatrice Cordua partage ses souvenirs et ses expériences de danseuse vécues durant les dernières quelques décennies. Spectacle en allemand. Surtitré en français.
 
Vacuum génère des images impossibles, peintures fantastiques et scènes dignes de la science-fiction. Un jeu d’apparitions et de disparitions des corps, entre trou noir et éblouissement. Ce duo est le troisième volet d’une série de pièces appelée Dispositifs, en convergence avec les arts plastiques. Après Black Out et NEONS Never Ever, Oh! Noisy Shadows, Vacuum explore un nouvel aspect de notre perception visuelle: l’illusion.
 
Hocus Pocus est le fruit de l’expérience de Vacuum, pièce pour deux danseurs au dispositif d’éclairage fascinant, à la frontière entre la danse et les arts visuels et qui tourne depuis maintenant deux ans dans toute l’Europe. Avec cette nouvelle création à l’attention du jeune public, Philippe Saire va explorer cette fois les aspects plus magiques et spectaculaires de ce dispositif. Le fil narratif traitera de la relation fraternelle entre deux hommes et prendra la forme d’un voyage initiatique : en partant de soi, puis à la découverte de l’autre pour plonger, enfin – de manière imagée – dans l’aventure de notre entrée dans le monde. Pour rythmer et rendre encore plus sensible ce voyage, la musique du Peer Gynt de Grieg baignera toute la pièce.
 
Things that the body keeps alive /// Sundora et Dgendu
création Chorégraphiques #3

Où dans le corps nos souvenirs résident- ils ? Et de quelle manière ils créent ce que nous appelons la personnalité … Comment une série de souvenirs peut créer des habitudes et nous faire nous comporter et nous déplacer d’une certaine façon. Comment rechercher les origines des souvenirs physiques et les laisser aller ? Comment certains souvenirs vivent-ils leur vie, même si cela s’est passé des années, des décennies avant … ? Dans cette partie de la recherche, nous aimerions utiliser différentes techniques qui permettent au corps de se rappeler différents souvenirs à un niveau cellulaire pur. Rechercher, découvrir comment cela peut devenir une base pour un vocabulaire de mouvement.

 
Caso&Caos est un solo pour une danseuse et un aspirateur, qui pointe les artifices du bien-être, en présentant un corps qui s’aguerrit, subit les règles et résiste dans l’attente d’une délivrance imminente.
 
MIRE est une installation performative pour douze danseurs qui se présente comme un kaléidoscope corporel. Elle se développe dans le mouvement pour créer une image autant contemplative que dérangeante et place le spectateur-voyeur au cœur du sujet. Il est amené à observer les corps féminin et masculin démultipliés à travers quelques fentes verticales dans les cloisons de la scénographie, rappelant un zootrope. Il peut aussi se coucher à même le sol pour découvrir la fresque vivante grâce au miroir géant placé au-dessus des danseurs. Leurs corps sont dévêtus afin que la chair soit mise en valeur et sublimée. Se définissant comme un acte esthétique aux accents baroques, cette mise à nu interroge notre ressenti face aux corps exposés, en projetant une vision où beauté et trivialité se fondent dans une harmonie complémentaire.
 
Noces intérieures /// Cie Tania de Paola
Deux êtres qui se lient amoureusement retraverseront chacun, tôt ou tard, sept stades. Selon Paule Salomon – auteur du livre « La sainte folie du couple » – le couple est amené, à plusieurs reprises, à passer au travers de ces sept cycles fondamentaux, ces sept étapes, jusqu’au moment où saura s’établir une relation d’ouverture. Vivre une union à deux consiste donc à expérimenter la fascination, la distance, le conflit, la maîtrise raisonnée, l’inversion des rapports, la croyance en l’âme soeur et parfois la co-création.
 
BENDERs pose ses bases dans l'exploration des liens entre circuit-bending et danse contemporaine
Le circuit-bending – ou l’art de court-circuiter de façon volontaire des jouets électroniques – est avant tout une démarche exploratoire, où l’accident est le but recherché, créant un environnement visuel et sonore fragmenté, découpé et fait de ruptures. Hors de toute logique ou devoir de cohérence, BENDERs, nous offre un espace où musique et corps vibrent, fusionnent, se font écho et se court-circuitent.

 
Interventions dansées sur les étages /// Cie Utilité Publique
9.12.2017 /// EMS Mont Calme /// Lausanne
La sensibilisation des publics est inhérente au travail de création et de diffusion de la compagnie. Elle permet une approche différente et un autre rapport entre le public, les chorégraphes et les interprètes. Depuis sa création, la Compagnie Utilité Publique est active dans la sensibilisation et la médiation autour de la danse contemporaine. En marge de chacune de leurs créations, les chorégraphes proposent diverses activités : des lectures-démonstrations ou discussions entre public et équipe artistique après les représentations, des ateliers dansés auprès : des écoles, des personnes âgées, des étudiants, du tout public.? Pour Corinne Rochet et Nicholas Pettit, l’émergence d’une création chorégraphique implique aussi de penser au public. Dans cette logique, ils imaginent des espaces de mise en relation en fonction du public avec lequel il s’agit de créer un lien.
 
Dans l’espace du Foyer de La Grange, 6 performances solos de 15 minutes autour d’un thème, ici le glitch, avec le chercheur Isaac Pante et 5 artistes de la scène musicale et contemporaine: Claire Dessimoz, Dragos Tara, Gaël Bandelier, Patricia Bosshard et Parsec Waves.

Comment transposer le glitch, cette défaillance électronique qui entraîne le dysfonctionnement de nos ordinateurs et de nos écrans, dans la musique et la performance ? Voilà l’une des questions soulevées par le premier Labo 6×15’, composé d’un chercheur et de cinq artistes.

 

 

ACTUALITES DE NOS PARTENAIRES PRIVILEGE

 

Avec le passedanse, vous obtenez des réductions de 20 à 50% sur le prix des places de chacun des spectacles programmés. Il est valable pour toute la saison 2017-2018, d'août à juillet. Il coûte 20 francs suisses ou 18 euros.

La 22e saison du passedanse réunit toute la programmation chorégraphique de l’adc (association pour la danse contemporaine), la Bâtie – Festival de Genève, le Grand Théâtre de Genève, l'Esplanade du Lac (Divonne-les-Bains), Château Rouge (Annemasse), le Théâtre Forum Meyrin, le Festival Antigel, TU - Théâtre de l'Usine et le Service de la Culture de la Ville de Vernier. Sur présentation du passedanse 17/18, vous bénéficiez d’un tarif préférentiel pour les spectacles de danse, ou d’une bonne surprise, dans les lieux associés (à Genève: Théâtre du Galpon / dans le canton de Vaud: Arsenic, Théâtre Sévelin 36, Théâtre de Vidy, l'Octogone - Théâtre de Pully / en France: Maison des Arts du Léman à Thonon, Bonlieu Scène nationale Annecy, Espace Malraux - Scène nationale de Chambéry et de la Savoie, Maison de la Danse de Lyon).

Vous pouvez obtenir le Passedanse aux billetteries des lieux partenaires (Salle des Eaux-Vives, Salle des Fêtes de Vernier, Grand Théâtre de Genève, Théâtre Forum Meyrin, Esplanade du Lac, Château Rouge, Théâtre de l'Usine) les soirs de représentation.

 
1-2-3.12.2017 /// 21ème édition
LES URBAINES EN LIGNE
Toutes les informations de la programmation désormais en ligne.
Une quarantaine de performances, spectacles, oeuvres plastiques, concerts, DJ sets et workshops incarnant une culture contemporaine ouverte et festive.
www.urbaines.ch

BENEVOLES
Vous avez envie de vivre l’événement de l’intérieur, accueillir le public et les artistes? Nous avons besoin de votre aide. Rejoignez notre équipe de bénévoles!
staff@urbaines.ch

 
Les spectacles d’Euh-Me Ahn ont en commun une qualité unique : ils séduisent les hermétiques à la danse contemporaine et sont adoubés par les partisans de créations pointues. Grâce à un subtil dosage, la chorégraphe coréenne réussit le pari de réunir l’art savant et populaire, dans une joyeuse exubérance. D’ailleurs, ses représentations à l’Octogone sont à chaque fois ovationnées par le public. Avec Let me change your name, celle qui est surnommée la Pina Bausch de Séoul, signe une œuvre accessible, sans prétention, ni intellectualisme pédant. « Laisse-moi changer ton nom » clame ce titre et laisse-moi aussi changer d’identité à ma guise, nous dit cette chorégraphie pensée comme un hymne à la liberté, à l’indifférence du genre. Pour mieux appuyer le propos, les neuf interprètes, dont Eun-Me Ahn, s’échangent les vêtements aux couleurs vives, comme on change de peau, de sexe, d’identité. Entre légèreté feinte et provocation les jupes se lèvent pour souligner que l’habit ne fait pas le moine. Sur fond de musique techno et magnifié par les lumières acidulées, le mouvement s’impose, répétitif, parfois hypnotique jusqu’à la transe. L’énergie de cette chorégraphie sur-vitaminée déborde de partout, envahissant la salle et le public. De bout en bout Let me change your name est un émerveillement, une fête.
« Tout en explorant la question du genre et de l’identité avec humour comme elle sait le faire, Eun-Me Ahn en révèle de multiples facettes avec brio et passion. » Télérama

 
« Fascinés par le spectacle captivant et chorégraphique de certains groupes d’animaux, tels les bancs de sardines ou les nuées d’oiseaux, nous nous sommes intéressés aux études scientifiques menées sur les mécanismes qui permettent de maintenir la coordination dans les déplacements synchrones collectifs. Les règles comportementales observées dans la nature, qui règlent cette cohésion spatiale, nous ont inspiré une forme nouvelle d’organisation du mouvement de groupe basée sur la conscience collective dans l’espace, plutôt que sur le dessin figé d’une partition chorégraphique.

Ce projet, qui s’enrichit d’une collaboration avec le groupe Keda, duo Franco-Coréen formé par Mathias Delplanque, musicien électronique, et E’Joung-Ju, joueuse de gômungo, nous questionne sur la relation entre l’individu et le groupe, les limites entre construction et instinct. Avec la musique électro-traditionnelle de Keda, expressément composée pour la pièce et interprétée sur la scène de l’Octogone, nous imaginons pour nos danseurs une expérience kinesthésique libératoire, originelle et jubilatoire. » Katarzyna Gdaniec et Marco Cantalupo

 
Sol Picó est une chorégraphe et danseuse renommée, dont la compagnie est implantée à Barcelone. Avec le solo One-hit wonders, elle revisite avec fougue 20 ans de créations et les moments forts de ses pièces emblématiques. Qu’elle traverse pieds nus et yeux bandés un champ de cactus ou exécute de façon magistrale un flamenco sur pointes, elle se lance à corps perdu dans ce spectacle. Au-delà, d’une technique de danse classique alliant force, précision et dynamisme, son travail s’inscrit dans une ligne de métissage, constamment pimenté d’humour. Avec One-hit wonders, Sol Picó joue la transparence, elle décline ses envies et ses fragilités, se montre à la fois meneuse, femme du monde, soliste de renom et se révèle aussi drôle que virtuose. Accompagnée sur scène par l’acteur, fakir et machiniste Joan Manrique, elle raconte ses peurs, son besoin de reconnaissance, mais aussi ses succès et son amour insatiable pour la danse.
« Sol Picó revisite dans ce solo 20 ans de créations avec des moments forts de ses pièces emblématiques. » Télérama
« Les créations de Sol Picó ont toutes en commun une danse précise et dynamique et une touche d’humour omniprésente. » paris-art-com

Dans le cadre du festival Les Printemps de Sévelin (28 février au 18 mars 2018)

 
La nouvelle création de Philippe Saire s’appuie avant tout sur la force des images et les sensations qu’elles provoquent. Grâce à un dispositif spécial de lumière, les danseurs apparaissent et disparaissent amenant le spectacle à la frontière entre la danse et les arts visuels.


Le fil narratif traite de la relation d’amitié entre deux hommes, et prend la forme d’un voyage initiatique en trois temps. La magie du dispositif marque le premier: apparitions et disparitions fascinantes des corps dans la lumière. L’accent est ensuite mis sur le lien qui se tisse entre ces deux danseurs: celui d’une fraternité qui dépasse l’âge des interprètes et dans laquelle les enfants peuvent retrouver une part d’eux-mêmes. Prend enfin place un voyage fantastique où accessoires et artifices entrent en jeu et où tout devient possible. C’est le temps de l’ouverture symbolique au monde.



 
10-14.01.2018 /// Les Chorégraphiques # 3
L’Oriental s’allie une nouvelle fois au Dansomètre,
espace pour la création chorégraphique à Vevey, et
présente la troisième édition des
chorégraphiques.
Un programme de danse contemporaine composé
des créations de trois compagnies, qui ont bénéficié
d’un temps de résidence dans l’un des deux lieux.

Krolok /// Cie Synergie /// Création in situ
En s’emparant de l’architecture de l’Oriental, quatre performeurs rythment l’espace en jouant de leur corps, de leur voix et de blocs de liège pour y sculpter des paysages éphémères.
Caso & Caos /// Prototype Status
Plaisir et paix intérieure semblent être les ingrédients indispensables d’une vie moderne épanouie. Caso & Caos déploie l’accumulation des distractions mises en œuvre pour y accéder et éventuellement s’y perdre...
Thigs that the body keeps alive /// Cie Sudora & Dgendu
Comment une série de souvenirs peut-elle créer des schémas corporels et influencer nos mouvements? Un travail autour de la mémoire kinesthésique et des fondements de notre personnalité.

 
En 1981, May B bouleverse tout ce qu’on croyait de la danse. C’est une déflagration, dont les échos ne se sont jamais éteints. Inspirée par l’oeuvre de Samuel Beckett, May B est imprégnée du tragique, de l’humour et du cynisme salvateur qui sont la marque de l’auteur. 36 ans après sa création, la pièce de Maguy Marin est devenue l’une des pièces emblématiques de la danse contemporaine dans le monde entier et a marqué l’histoire des arts vivants par sa puissance poignante. Sur les musiques de Franz Schubert, Gilles de Binche et Gavin Bryars, dix humains aux visages blafards, en bande, en meute, se heurtent, circulent, se cognent. Réconciliant danse et théâtre, les interprètes jouent la drôlerie de l’impossibilité de vivre ensemble et se meuvent dans l’incapacité tragique à rester seul. Joyau du répertoire de Maguy Marin, May B a fait le tour du monde depuis sa création. Chaque fois désarçonnant le public, à la fois saisi par le rire et impressionné par la force de cette danse-théâtre révolutionnaire. Entre chorégraphie viscérale, mise en scène théâtrale et époustouflant travail plastique, le spectacle brille toujours par son audace. Un grand moment à partager !
 
17.11.2017 /// 19h /// sur réservation /// Wishbone /// Showing /// Cie Bufo Makmal
Wishbone est une pièce située entre trois enjeux : la mémoire, le présent et l’imagination. Les trois performeuses de Bufo Makmal, dont le mouvement est à la base du travail, repoussent ces enjeux, jusqu’aux limites de la réalité, du désir et de l'illusion.

Le travail du collectif Bufo Makmal questionne essentiellement le mouvement et son caractère propre. Les performeuses se plongent dans la mémoire de leur corps poussant les mouvements jusqu’à franchir les limites de l’exagération.

Wishbone est un projet accompagné par Danse & Dramaturgie, une initiative du Théâtre Sévelin 36 en partenariat avec Dampfzentrale Bern, Tanzhaus Zürich, Théâtre de l’Usine et ROXY Birsfelden.

 
1-3.12.2017 /// Les Urbaines ///
Du 1 au 3 décembre, le Théâtre Sévelin 36 se met à l’heure des Urbaines !

Sous le signe de la prise de risques et du décloisonnement, une quarantaine de performances, spectacles, œuvres plastiques, concerts, dj sets et workshops investissent pendant trois jours les différents lieux du festival à Lausanne et Renens. Une exploration des nouvelles esthétiques, entièrement gratuite pour le public, incarnant une culture contemporaine engagée, ouverte et festive. L’exposition à l’Espace Arlaud se prolonge jusqu’au 7 janvier 2018.

FAUT PAS CACHER LA MERDE AU CHAT d’Isabelle Vesseron (CH/FR)
Dans FAUT PAS CACHER LA MERDE AU CHAT, une jeune femme animée et ballotée par ses désirs et ses tiraillements internes discourt, prêche, confesse et rappe. Isabelle Vesseron, singulière à la vie comme sur scène, invite à une cérémonie à mi-chemin entre messe contemporaine et rituel cathartique dans un décor chargé de babioles mystiques, de guirlandes de Noël et autres objets improbables. Une pro- position sous forme de processus initiatique qui interpelle et sollicite une réflexion collective sur nos rapports à l’intime et au tabou.

Nyamnyam (ES) Comida
Installation scénique/Scenical Installation Première suisse/Swiss Premiere, Français, English
Nyamnyam est un projet initié par un couple d’artistes basé à Barcelone où se combinent performances, installations, cuisine, philosophie et politique. Nyamnyam est également le nom du loft de 150m2 où le duo habite et crée ; véritable espace de rencontres, de réflexion et de fusion expérimentale où Comida a vu le jour. Se nourrissant d’une sélection de textes associés à différentes actions, ingrédients et effets visuels, cette installation performative invite le public sur le plateau à la dégustation de boissons fermentées et autres mets, à la lecture et à la construction.


 
SAVE THE DATE

Du 28 février au 18 mars 2018, nous fêterons la fin de l'hiver en danse en vous conviant à découvrir des créations d’artistes émergents et confirmés, suisses et internationaux. Les Printemps de Sévelin c’est aussi l’occasion de rencontrer les artistes programmés, de participer à des workshops de danse, de réfléchir dans un cercle de philo et bien sûr de faire la fête !

Retrouvez toute la programmation en ligne le 15 janvier.


 
Concentré extra pur d’une danse virtuose qui nous plonge dans des états de grâce ou de contemplation extatique, c’est de la haute couture, du sur mesure cousu à même la peau et la chair des danseurs qui donnent vie à ses inspirations. Playlist #1 exprime toute l’amplitude du vocabulaire chorégraphique d’Angelin Preljocaj, sa prédilection pour les textes, son goût pour l’introspection des êtres et la valeur des symboles. De Retour à Berratham à La Stravaganza, en passant par Les Nuits et Roméo & Juliette, les danseurs du Ballet Preljocaj interprètent un florilège de chorégraphies inoubliables, créées entre 1994 et 2O15, sur les musiques de Haendel, Beethoven, Mozart, Vivaldi, Prokofiev ou encore Natacha Atlas et John Cage. Un véritable voyage dans le temps, tout en élans, suspensions et portés, à travers l’oeuvre d’un des chorégraphes les plus emblématiques de la danse contemporaine.
20H / Durée 1h15 / CHF 38.-



 
En 1945, plongé dans la vie d’un cirque, on découvre une petite troupe d’artistes errants, fabuleux et misérables. Ils s’installent dans un faubourg avec leur charrette branlante et enchaînent leurs numéros, sous le regard amusé du public. Mais à la fi n du spectacle, tout le monde s’en va, ignorant le chapeau qui circule et obligeant les comédiens à plier bagage tristement. Le ballet imaginé par Roland Petit est ici revu par la Compagnie Rêvolution Dance: les saltimbanques sont transformés en hip hopeurs de banlieue et les numéros de cirque en véritable show, où la danse urbaine se mêle à la musique orchestrale. Si le texte est intemporel, la danse et la musique peuvent bien l’être aussi. Dans cette création, Anthony Egéa mêle la poésie et l’émotion de l’oeuvre Les Forains d’Henri Sauguet à l’univers électronique de Frank2Louise. Croisement de classique et de hip hop, le ballet urbain modernise cette fête de la jeunesse et de la danse autour du thème intemporel des gens du voyage et des artistes de rue. Le résultat est un miracle de talent, dans une recherche continue d’harmonie entre symétrie et déséquilibre, douceur et urgence, continuité et modernité.
20H / Durée 1h15 / CHF 48.-/38.-

 
Dès 9 ans
Hip-hop
Tout public
Après Robot ! — surprenant spectacle entre hommes et machines qui avait ravi le public il y a deux ans —, la bouillonnante chorégraphe andalouse Blanca Li écrit la suite de son histoire d’amour avec la musique électro. Elle avait en effet créé Elektro Kif en 2O1O avec une poignée de jeunes danseurs pleins d’énergie. Cette saison, Blanca Li retrouve les huit anciens lycéens, devenus danseurs professionnels, pour une nouvelle création encore plus survoltée. Sublimes, les artistes aux influences multiples, conservent la formidable puissance positive de l’électro, tout en l’enrichissant d’éléments hétéroclites. Exubérant et drôle, ce cocktail survolté se teinte de lyrisme et la musique électro devient tout à coup irrésistible, comme une pulsation universelle. Pétrie de langages multiples, la danse électro, qui a vu le jour en France, irradie par son extraordinaire puissance, une énergie vibrante, positive, à savourer dans ce spectacle jouissif.
19H / Durée 1h10 / CHF 48.-/38.-

 
Après avoir mené des ateliers de danse dans des camps de réfugiés du Burundi et du Burkina Faso, Salia Sanou a ressenti le besoin de mettre en scène l’errance de ces personnes sur le fil du rasoir. L’ambiance ressentie dans ces camps par le chorégraphe burkinabé rejoint ses thèmes de prédilection, à savoir la solitude et l’altérité, le singulier et le collectif. Ni documentaire, ni témoignage, le travail de Salia Sanou se veut avant tout poétique, et son vocabulaire chorégraphique fait place à la réflexion sur la situation délicate des réfugiés. Ici, c’est le corps qui raconte, le regard qui parle. Huit danseurs disent l’état d’esprit des êtres déracinés, soutenus dans cette démarche par des extraits de Limbes/Limbo, un hommage à Samuel Beckett de Nancy Huston, texte dans lequel Salia Sanou trouve l’écho de ses questionnements sur le territoire, l’exil et les frontières. Violence, mais aussi espoir et sensation d’évasion suscités par la danse. L’horizon se fait futur, espace ouvert vers lequel tend un puissant désir de lutter de ceux qui ne sont ni d’ici, ni de là. Une création émouvante qui résonne en chacun de nous.
20H / Durée 1h05 / CHF 48.-/38.-

 
Un corps solitaire qui glisse paisiblement de postures en postures, tantôt grotesques, tantôt en équilibre, comme s’il explorait l’expressivité et la mémoire des possibilités qu’il découvre : une danse sensible et drôle dédiée à la perception de son spectateur.
 
Ioannis Mandafounis et Manon Parent font monter l’adrénaline avec Sing the Positions, nouvelle création qui promet d’offrir à la danse l’énergie vitale d’un concert rock.
Les deux interprètes fusionnent ici leurs malicieux bagages : Ioannis Mandafounis, passé par Forsythe, est un as du tapis de danse récompensé en 2015 par le Prix suisse ; Manon Parent, artiste multi-talentueuse établie à Berlin, explore avec avidité tous les formats possible de l’art vivant.
Ce qui jaillira de leur rencontre ?
Une extravagance électrique.

Dans le cadre du Festival Les Créatives

 
Jeune Public
Les garçons en bleu, les filles en rose. Les garçons seront pompiers, les filles secrétaires. Les garçons doivent être rapides, les filles doivent être propres… Vous trouvez ça injuste? Tabea Martin aussi.
Dans cette pièce en apparence naïve, la chorégraphe propose de créer une révolution enfantine. S’adressant aux enfants, elle interroge le principe inéquitable de la construction de l’identité selon le genre, concept utilisé en sciences sociales pour désigner les différences non biologiques entre femmes et hommes. Et parce qu’elle interroge les effets de cette pression sociale sur le développe- ment des générations futures, la pièce vaut également pour les parents !

 
COMPLET
La compagnie de danse israélienne emmenée par Ohad Naharin présente Last Work.? Dotés d’une précision qui semble infaillible et d’une virtuosité sans égale, les dix-huit danseurs de la Batsheva sont capables de tout. D’une lenteur qui confine à l’irréalité, d’une expressivité qui évoque tout le spectre des émotions, d’une fulgurance qui boute le feu au plateau.
Dans Last Work, il semble que Naharin les ait priés, au vu de la situation dramatique de son pays, de jeter leur corps dans la bataille comme si c’était la dernière fois… Certes, mais avant de se rendre, il faut bien conjurer le mauvais sort. Il le fait magistralement dans Last Work.

 
Rappelez-vous Kiss and Cry : la chorégraphe Michèle Anne De Mey et le cinéaste Jaco Van Dormael remportaient un succès fou avec ce que les deux artistes belges appellaient alors la « nanodanse ». Soit une pièce pour phalanges, figurines, caméra fureteuse et grand écran.

Cold Blood reprend le même dispositif avec, en guise de fil rouge, différents récits sur la mort pour raconter des instants de vie. D’un chapitre à l’autre, le décor et l’époque changent : une soirée dans un drive in des années 1950, une forêt de conte au milieu du bombardement de Dresde, un duo de entre Ginger Rogers et Fred Astaire… Une folle saga digitale et le vertige de l’illusion.


 
A quoi ressemblera la danse du futur ??
Ce devenir dansant titille les imaginaires croisés de Mike Winter et József Trefeli. Et c’est avec un groupe hétéroclite qu’ils vont expérimenter cette proposition.

Nous voici donc en 2050 dans une Genève devenue exsangue et d’où les danseurs sont bannis. Regroupés dans ?un monde souterrain, les corps sont contenus dans ce présent-là, lavés de préjugés et de méthodologie, mais puissants et créatifs. Car il leur faudra trouver autre chose qu’une béquille chic pour redorer, là-haut, leur statut. Dans ce futur proche, ils devront collaborer au renouvellement des potentialités du corps.

#2050 est un spectacle créé pour Genève dans la série #TRACES.

 
Hymen Hymne en appelle à la sorcière, celle qui est déviante, dangereuse, qui prend soin de l’obscur, s’empare de son corps et de sa voix pour jeter un sort à l’ordre établi. Inspiré des mouvements éco-féministes nés à la fin des années 1970 aux Etats-Unis, tout comme de la résurgence de la figure de la sorcière comme symbole de subversion, Nina Santes, marionnettiste et danseuse, ploie les corps de ses 5 interprètes à toutes sortes d’expérimentations.

Avec cette pièce chorégraphique et musicale, l’artiste œuvre au croisement du travail documentaire et du rituel magique.

 
Scène Souble avec Bazin

Fatoumata Bagayoko est chorégraphe et malienne. Dans son solo Fatou t’as tout fait elle danse et prend la parole pour raconter son histoire et celle de nombreuses autres femmes maliennes soumises à la pratique de l’excision. C’est un cri, c’est un rappel ; celui d’une réalité invisible et pourtant toujours contemporaine.

« Dans Fatou t’as tout fait, je traite de l’excision. Je me suis attachée à retranscrire l’événement dont j’ai été témoin plusieurs fois et moi même victime en mon temps. Je porte la souffrance et l’injustice dans mon corps. J’éprouve une rancoeur. Une marque, un manque indélébile et irréversible que je garde en moi, malgré moi et à jamais. Et j’ai voulu revendiquer cette douleur. Porter aux yeux de ma société, de ma famille, de mon pays, mon incompréhension totale et mon désaccord profond face à cette pratique qui n’a pas sa place aujourd’hui. J’ai voulu éveiller des consciences, ouvrir un dialogue, parler de ce tabou et avec espoir, changer les choses ».
Fatoumata Bagayoko


 
Le dimanche à Bamako c’est le jour de mariage / Les bazins et les bogolans sont au rendez-vous chantent les musiciens maliens Amadou et Mariam. C’est sur cette même envie de mélopée, chorégraphique en l’occurrence, que Tidiani N’Diaye évoque ce tissu emblématique de son pays, le Mali.
Avec ce dernier, il retrace d’une part sa propre histoire ; celle d’un déplacement du Mali vers la France ainsi qu’une histoire plus vaste liée aux traces de la colonisation ainsi qu’aux géographies de la globalisation. Car si le bazin est teint au Mali, il est dans un premier temps fabriqué dans les usines allemandes ou chinoises avant d’être exporté vers l’Afrique de l’Ouest où il est transformé, magnifié et porté.

Dans Bazin Tidiani N’Diaye donne corps et forme à ce tissu et aux possibles rencontres qu’il génère dans la danse de la
réappropriation ; celle qui est pensée comme une allégorie de l’esprit malien, comme le récit d’un détournement et le mariage des multitudes.

 
Arnaud Gobet, plasticien, et Martin Roehrich, chorégraphe et danseur, forment tous deux l’entité EW. Pour leur nouvelle création La nébuleuse du crabe, ils vont continuer à s’intéresser aux combinaisons entre mouvement et image, mettant en
jeu leur corps, l’espace et les technologies.

La nébuleuse du crabe prend ainsi la forme d’un quartet qui tente de donner corps à la transformation et à son absorption par des paramètres externes, qu’ils soient temporels, physiques ou encore technologiques. Saisir la transformation sans la figer. Écrire son étymologie pour mieux cerner son empreinte dans nos corps et dans nos vies.

Et si « Demain est (déjà) écrit » comme le pense le théoricien français Pierre Bayard, il s’agit par conséquent de se laisser absorber par la possibilité d’une apparition, d’un leurre, ou d’une disparition.


 
Joie de créer, détente, ruptures et maîtrise: l’essence profonde du hip hop, comme un hymne à la poétique des corps.

Un retour aux sources du hip hop, éternelle appropriation de codes, remaniés et revisités dans l’élaboration de nouveaux langages. Portés par le lyrisme chorégraphique de Kader Attou, les onze danseurs rivalisent de puissance et de douceur pour donner corps à sa vison, éblouissante dans sa forme et d’une grande richesse dans le sens qu’elle donne d’elle-même.

 
Une pièce envoûtante sur l’attraction des corps, inspirée de l’œuvre picturale d’Edward Hopper.

Troisième volet d’une série consacrée au désir, cette pièce de Perrine Valli reprend le titre du dernier nu féminin de Hopper et aborde les relations entre les êtres en explorant la sensualité féminine dans toutes ses nuances. La chorégraphe et danseuse franco-suisse entraîne ses partenaires dans une valse troublante, accompagnée d’une musique électro pop composée par Polar.


 
Hocus Pocus est un voyage fantastique pour les petits et les grands, inspiré de la relation entre les deux frères du Grand Cahier d’Agota Kristof et la musique percutante et célèbre de Peer Gynt, l’oeuvre de Grieg. Hocus Pocus est une réflexion onirique et poétique sur l’altruisme, la naissance, notre entrée dans le monde des « grands », la fraternité et la vie comme œuvre d’art unique et passionnante. Hocus Pocus est un parcours initiatique. En s’appuyant avant tout sur la force des images et les sensations qu’elles provoquent, le spectacle repose sur un dispositif ingénieux créant un jeu d’apparitions et de disparitions des corps, entre trou noir et éblouissement. Ici, les héros volent dans les nuages, combattent les monstres, défient l’obscurité... Grâce à ce nouvel opus, le chorégraphe suisse Philippe Saire, figure majeure de la danse contemporaine, donne à voir la musique au travers d’une danse magique et onirique et laisse tout simplement notre imaginaire apprécier les images que les danseurs nous offrent. Un spectacle à voir tous ensemble, assis confortablement dans le noir, comme au cinéma !
 
Nabil Ouelhadj a collaboré avec Carolyn Carlson (Inanna, Now) et a assisté Kader Attou (The Roots, Opus 14, Petites histoires.com), bien connus du public fribourgeois. C’est avec sa compagnie Racines Carrées qu’il s’empare cette saison de la scène d’Equilibre : six danseurs, un beatboxer et une camionnette. Itinéraire bis bat sur un rythme hip-hop et déploie des énergies issues de la danse urbaine et de l’esthétique contemporaine. Cette création musicale et visuelle associe danse, beat box et mapping dans un voyage des corps et des pensées où le public est entrainé dans une excursion immobile empreinte de poésie et d’humour. Une folie chorégraphique d’un road-trip bluffant.
 
Spectacle destiné au tout jeune public, Frusques (coproduit par Nuithonie) explore les étapes de la naissance à l’adolescence. La chorégraphe alsacienne Catherine Dreyfus avait déjà convaincu le public fribourgeois en 2014 avec Miravella. Elle revient avec une étude exigeante sur l’évolution. Cette création est nourrie par un travail spécifique avec des enfants. Sur scène : quatre individus particuliers et un décor composé de vêtements colorés. Alors que la matière s’exalte et se transforme en habitat, le maniaque, la narcissique, la lymphatique et le nerveux évoluent dans un monde imaginaire où ils sont privés de mémoire. C’est dans cet environnement hostile qu’ils doivent tout apprendre comme des nouveau-nés avant d’aller à la rencontre de l’autre. Une danse espiègle et délicate pour un voyage ludique et poétique.
 
Création

Après Nebula présenté à Nuithonie en 2016, Nicole Morel revient avec un nouveau projet liant danse et sculptures cinétiques. La chorégraphe fribourgeoise s’est formée à l’école du Ballet de Hambourg avant de travailler à Madrid et en Allemagne, notamment au Ballett
am Rhein de Düsseldorf en tant que soliste. À l’origine du projet META figurent l’œuvre et la personnalité de l’artiste suisse Jean Tinguely. La jeune chorégraphe s’allie avec l’artiste sculpteur Andrew Hustwaite et offre une histoire mêlant harmonieusement la machine et l’homme. Une chance rare de contempler le mouvement dans sa complexité mécanique, brodé de son extrême beauté organique.

 
Thierry Malandain (La Belle et la Bête, Equilibre 2016) signe la chorégraphie de trois pièces dans un sublime spectacle de danse superlative. Une dernière chanson
est un véritable tableau vivant d’où se dégagent sensualité
et douceur. La musique de Vincent Dumestre revisite chaque morceau avec intelligence et tendresse dans une incomparable légèreté dédiée à la rêverie.
Nocturnes, dansée sur les musiques de Frédéric Chopin, est empreinte du romantisme noir de son compositeur. Sous son voile obscur, elle se présente comme une fresque où le songe s’acoquine avec la mélancolie.
Estro, vivifiée par les tonalités survitaminées d'Antonio Vivaldi, trépide d’une joie intime, profonde et indéfinissable. Une trilogie de beauté.

 
« Ils étaient debout. Ils étaient serrés. Le train avait dû freiner. Les mains s’étaient touchées. Désormais elle n’aura d’yeux que pour les mains de ses amants.» C’est au travers d’un nouveau langage scénique qu’émerge ce bijou
incomparable. Avec Kiss and Cry, le public découvre une création originale qui se déploie sous ses yeux. Les disciplines s’entremêlent et se confrontent dans une ambitieuse rencontre artistique. Les mains dansent à l’écran, tandis que s'activent sur le plateau les maîtres créateurs et les caméras. Jaco Van Dormael, vous le connaissez : c’est le réalisateur de réussites telles que Toto le héros, Le huitième jour, Mr Nobody ou plus récemment Le tout Nouveau Testament , avec Benoit Poelvoorde. Avec sa complice, la chorégraphe Michèle
Anne De Mey, ils ont inventé une forme inédite. Entre «nano danse», cinéma, texte, théâtre et bricolage de génie, ce spectacle d’exception est une porte ouverte pour dépasser les frontières des genres et accéder à un nouvel imaginaire. Une production chaque fois unique à la force poétique rarissime.

 
Plexus, qui signifie entrelacement, est un portrait dansé composé spécialement pour l'exceptionnelle danseuse et chorégraphe japonaise Kaori Ito (interprète de Decouflé, Preljocaj, Platel...). Ce bijou de théâtre optique prend vie au milieu d’une forêt de cinq mille fils de nylon. La
danseuse s’y mêle et s’y dissout dans un stupéfiant dialogue avec la gravité. Il s’agit là d’une performance incomparable, signé Aurélien Bory, dont le public fribourgeois avait plébiscité Plan B en 2014 et Sans Objet en 2016. L’œil du spectateur se perdra au milieu de ce mirage de fils et de chair, comparable à une odyssée, où les mouvements façonnent des images capricieuses à la croisée de la magie, de l’art de la marionnette et du cinéma. Une splendeur visuelle à la saveur inégalable.

 

ACTUALITES DE NOTRE PARTENAIRE RESIDENCE

 
COMPLET
In Spite of Wishing and Wanting (2016) présenté à Château Rouge est une réinterprétation du spectacle éponyme à succès créé en 1999. Dans un monde sans femmes, incandescent et à vif, douze hommes se retrouvent en proie à leurs pulsions. Une meute d’humains, emplis de rage et fureur, qui s’empoignent pour mieux comprendre ce qui les tient vivants. Entre danse et arts martiaux, le plateau devient un terrain de confrontations, de luttes et d’étreintes, ponctués de pas de deux à la sensualité dérangeante. Considéré par le chorégraphe belge comme «l’abécédaire» de son travail, cette version de 2016 intègre également un court métrage filmé avec de nouveaux protagonistes et une musique de David Byrne (Talking Heads) qui pulse les rythmes sanguins.

 
L’ambition de Rébecca Balestra, pour son premier spectacle, est de se métamorphoser en «?bête de scène?». Pour ce faire, elle révèle son mode d’emploi, Show Set, dans lequel tous les éléments de décor, costumes et effets spéciaux sont mis à contribution pour créer la superproduction ultime. Un véritable guide du succès, décrit et testé sur scène. Dans cette prise de risque assumée, l’intime se dévoile soudain?: On pourrait aller à Rolle manger des perches. Je commanderais de la gazeuse au lieu de la plate. Je mettrais le prix, je me remuerais le derche. J’arrêterais de dire que la vie est ingrate, si toi et moi on pouvait redevenir de mèche.? S’instituant à la fois conférencière, slameuse ou cobaye, l’actrice expérimente son immense potentiel scénique, entre audace, fragilité et comique.
 
2.12.2017
3.12.2017
Festival - Entrée libre

Instantané des nouvelles esthétiques des arts contemporains, prise de risque sans contrainte de genres, thématiques ou courants artistiques?: Les Urbaines sont de retour. Le festival, terrain de découverte entièrement gratuit pour le public et laboratoire pour les artistes émergents, présente cette année plus de quarante projets dans une géographie renouvelée (Arsenic, Théâtre Sévelin 36, Espace Arlaud, Bourg, Romandie et lieux inédits).

 
Durant la saison au sein de la Cie Junior Le MARCHEPIED, un temps est réservé pour la réalisation de projets personnels. Ces projets élaborés seul ou en groupe sont présentés au public. Cet exercice permet de développer chez le danseur l’autonomie dans le travail, de définir sa particularité gestuelle et son univers et d’apprendre à les transmettre. Il s’agit ici de le confronter aux réalités de la réalisation d’un projet, de l’amener à être créateur lui-même avant de devenir un « danseur-partenaire » ayant le souci de comprendre les enjeux, de s’impliquer et d’accompagner un processus de création. Corinne et Nicholas Pettit Rochet chorégraphe de la Cie Utilité Publique ont durant trois semaines accompagnés les danseurs dans leurs démarches.
 

MEDIATION DANSE

 
24.11.2017 /// Reso /// Raphaëlle Renken
Le 24 novembre 2017 à Lausanne, Reso convie toutes les personnes travaillant dans la médiation culturelle à un échange de pratique. La prochaine rencontre aura pour thème les formats de médiation culturelle qui se tiennent avant ou après les spectacles et qui sont centrés sur la qualité de la participation du public. L’échange de pratique permet de présenter des projets en cours d’élaboration pour bénéficier de feedbacks et participer à l’actualité de la médiation.

PARTICIPEZ !

Venez suivre la présentation d’un projet en train de s’élaborer et participez à la discussion en mettant à disposition votre expérience et votre savoir-faire. En échange, découvrez un nouveau format de médiation qui pourra nourrir votre pratique.

PRÉSENTEZ UN PROJET !

Nous recherchons deux projets qui ne sont pas encore finalisés et qui soulèvent des questions à mettre en partage. Il s’agit de formats qui prennent place avant ou après les spectacles et qui mettent la qualité de l’échange avec les publics au centre. La présentation de vos projets se fait dans un climat d’ouverture et de confiance.

L’échange de pratique aura lieu à Lausanne le vendredi 24 novembre 2017, de 13h30 à 17h30 (le lieu sera précisé ultérieurement)

Délai d’envoi des projets : 26 septembre 2017

Informations, envoi des projets et inscriptions : Raphaëlle Renken, raphaelle@reso.ch

Merci de résumer votre projet, de mentionner à quelle étape de réalisation vous en êtes et les questions qui vous occupent.